samedi 29 août 2020

risque sur le canapé

 D'après un article paru dans la  Lettre Direct Santé

Mémoire : risque caché sur…votre canapé !

 donc il est préférable de pratiquer une activité physique

Chère lectrice, cher lecteur,

« Notre nature, écrivait Blaise Pascal, est dans le mouvement. Le repos entier est la mort ».

Bien vu, Blaise ! Car la sédentarité, voilà l’ennemi

Ennemi de la santé, ennemi de la bonne humeur, du partage et de l’échange.

Et je crois qu’une des inventions qui a précipité la catastrophe est :

 

Le canapé.

Assis dans son canapé, l’être humain s’est vite ennuyé.

Alors qu’a-t-il fait ? Il a voulu se divertir et il a installé une télévision devant lui.

Nouveau drame.

Dans son livre « Guérir Alzheimer », le Dr Michael Nehls donne une idée de l’ampleur de la catastrophe :
 

« Le risque de développer Alzheimer augmente proportionnellement au temps que nous passons devant le petit écran. »

« A long terme, chaque heure quotidienne de télévision représente une augmentation du risque de 30 % ».


30 % de risque d’Alzheimer en plus avec la télévision !!? Et en plus, il faut payer une redevance…

Mais comment est-ce possible ?

L’explication, pour que le Dr Nehls, est que le temps de sédentarité consacré à la télévision.

« ce sont des heures précieuses que nous devrions investir dans une activité physique, des contacts sociaux et des loisirs intellectuellement intéressants ».

Même passer ce temps à dormir serait plus efficace pour notre santé, et celle de notre cerveau en particulier.

Mais revenons au mouvement.

Bouger…c’est retrouver notre nature même. C’est aussi améliorer son taux de cholestérol, optimiser son système cardio-vasculaire, c’est réduire sa tension et retrouver un meilleur sommeil.

Et dans le cas particulier de la maladie d’Alzheimer, c’est tout simplement indispensable, car l’exercice physique favorise la création de nouveaux neurones dans l’hippocampe (une structure du cerveau qui joue un rôle essentiel dans la mémoire).
 

« Le mouvement, explique Nehls, signale à l’hippocampe qu’il faut s’attendre à de nouvelles expériences, et qu’il ferait bien d’activer la neurogénèse ».


Je vous renvoie au livre du Dr Nehls pour avoir le détail de l’explication technique (p 134 à 136), mais je voudrais ici utiliser l’exemple du rat-kagourou, qui permet de comprendre ce phénomène de façon simple :

Comment le rat-kangourou fait des exercices de mémoire

Les scientifiques ont observé sur ces rongeurs que leur hippocampe se développe en automne, quand ils préparent leurs réserves de nourriture.

L’activité physique plus intense liée à leur quête donne à l’hippocampe le signal nécessaire à la stimulation de la croissance. Et pourquoi ? Pour qu’une fois l’hiver arrivé, les rats se souviennent de là où ils avaient caché leur nourriture…

La logique est simple : lorsqu’on bouge, lorsqu’on entreprend quelque chose, il y a de plus fortes chances pour se trouver confronté à la nouveauté, ce qui nécessite une plus grande capacité de mémoire.

Les hormones qui sont ainsi produites lors d’un effort physique ont pour conséquence de stimuler la neurogénèse.

L’inverse est vrai aussi : quand on ne bouge pas, ou pas assez, ce qui est de plus en plus fréquent dans notre civilisation de la voiture, de la télécommande ou de la livraison à domicile, notre corps ne produit pas ces hormones.
 

« Indirectement, résume le Dr Nehls, le message envoyé au cerveau est dont le suivant : Pas de nouvelles expériences en vue. Dans ces conditions, pourquoi l’hippocampe devrait-elle se développer ? »


Cela a été confirmé par une étude sur 120 seniors d’une maison de retraite divisés en deux groupes
1 : l’un pratiquant 40 minutes de marche à pied pendant que le deuxième groupe se contentait d’étirements.

Au bout d’un an, le volume de l’hippocampe a augmenté chez les marcheurs d’environ 2 % alors qu’elle s’atrophiait (perte moyenne de 1,4 %) chez les autres.

Une autre étude de Harvard a mis en évidence une forte corrélation entre les exercices physiques et les fonctions cognitives chez les femmes de 65 ans et plus :
 

« La pratique d’une activité physique soutenue fait paraître les femmes plus jeunes de trois ans et diminue chez elle de 20 % le risque de déclin cognitif »2.


La conclusion importante est que pour stimuler la croissance de notre capacité de mémoire, une « petite gymnastique » ne suffit pas.

La marche quotidienne a elle, en revanche, des effets très bénéfiques.

Une autre étude a notamment montré que marcher trois kilomètres par jour au lieu de 400 mètres seulement réduisait par deux le risque d’Alzheimer
3. A quoi s’ajoutent d’autres bénéfices majeurs :

  • réduction de 50 % du risque de cancer du sein, de l’utérus ou du colon ;

 

  • réduction de 50 % du risque de diabète de type 2 ;

 

  • réduction de 40 % des risques d’AVC, d’infarctus ;

Il suffit de commencer !

Maintenant, ce qu’il faut savoir, c’est que malgré ce constat désormais consensuel, 80 % des gens ne bougent pas assez.

Fatigue, manque d’enthousiasme, réelle difficulté physique, etc. chacun sa bonne ou moins bonne raison de rester dans son canapé.

Mais le premier conseil à garder en tête est celui du Dr David Perlmutter dans son livre « Ces glucides qui menacent notre cerveau » :
 

« Il est inutile de vous fixer comme objectif l’ascension de l’Everest ou une course d’endurance. »

« Saisissez toutes les occasions, même celles qui vous paraissent les plus anodines, pour bouger : cela ne peut être que profitable. »


Si vous vous retrouvez à un dîner qui vous ennuie, levez-vous de table et partez, vous avez maintenant une excuse toute faite (« Désolé mais, je fais de la prévention d’Alzheimer »)

Mémoire : risque caché sur…votre canapé !

En lisant la suite vous découvrirez qu'il vaut mieux pratiquer une activité physique

Chère lectrice, cher lecteur,

« Notre nature, écrivait Blaise Pascal, est dans le mouvement. Le repos entier est la mort ».

Bien vu, Blaise ! Car la sédentarité, voilà l’ennemi

Ennemi de la santé, ennemi de la bonne humeur, du partage et de l’échange.

Et je crois qu’une des inventions qui a précipité la catastrophe est :

 

Le canapé.

Assis dans son canapé, l’être humain s’est vite ennuyé.

Alors qu’a-t-il fait ? Il a voulu se divertir et il a installé une télévision devant lui.


Nouveau drame.

Dans son livre « Guérir Alzheimer », le Dr Michael Nehls donne une idée de l’ampleur de la catastrophe :
 

« Le risque de développer Alzheimer augmente proportionnellement au temps que nous passons devant le petit écran. »

« A long terme, chaque heure quotidienne de télévision représente une augmentation du risque de 30 % ».


30 % de risque d’Alzheimer en plus avec la télévision !!? Et en plus, il faut payer une redevance…

Mais comment est-ce possible ?

L’explication, pour que le Dr Nehls, est que le temps de sédentarité consacré à la télévision.

« ce sont des heures précieuses que nous devrions investir dans une activité physique, des contacts sociaux et des loisirs intellectuellement intéressants ».

Même passer ce temps à dormir serait plus efficace pour notre santé, et celle de notre cerveau en particulier.

Mais revenons au mouvement.

Bouger…c’est retrouver notre nature même. C’est aussi améliorer son taux de cholestérol, optimiser son système cardio-vasculaire, c’est réduire sa tension et retrouver un meilleur sommeil.

Et dans le cas particulier de la maladie d’Alzheimer, c’est tout simplement indispensable, car l’exercice physique favorise la création de nouveaux neurones dans l’hippocampe (une structure du cerveau qui joue un rôle essentiel dans la mémoire).
 

« Le mouvement, explique Nehls, signale à l’hippocampe qu’il faut s’attendre à de nouvelles expériences, et qu’il ferait bien d’activer la neurogénèse ».


Je vous renvoie au livre du Dr Nehls pour avoir le détail de l’explication technique (p 134 à 136), mais je voudrais ici utiliser l’exemple du rat-kagourou, qui permet de comprendre ce phénomène de façon simple :

Comment le rat-kangourou fait des exercices de mémoire

Les scientifiques ont observé sur ces rongeurs que leur hippocampe se développe en automne, quand ils préparent leurs réserves de nourriture.

L’activité physique plus intense liée à leur quête donne à l’hippocampe le signal nécessaire à la stimulation de la croissance. Et pourquoi ? Pour qu’une fois l’hiver arrivé, les rats se souviennent de là où ils avaient caché leur nourriture…

La logique est simple : lorsqu’on bouge, lorsqu’on entreprend quelque chose, il y a de plus fortes chances pour se trouver confronté à la nouveauté, ce qui nécessite une plus grande capacité de mémoire.

Les hormones qui sont ainsi produites lors d’un effort physique ont pour conséquence de stimuler la neurogénèse.

L’inverse est vrai aussi : quand on ne bouge pas, ou pas assez, ce qui est de plus en plus fréquent dans notre civilisation de la voiture, de la télécommande ou de la livraison à domicile, notre corps ne produit pas ces hormones.
 

« Indirectement, résume le Dr Nehls, le message envoyé au cerveau est dont le suivant : Pas de nouvelles expériences en vue. Dans ces conditions, pourquoi l’hippocampe devrait-elle se développer ? »


Cela a été confirmé par une étude sur 120 seniors d’une maison de retraite divisés en deux groupes
1 : l’un pratiquant 40 minutes de marche à pied pendant que le deuxième groupe se contentait d’étirements.

Au bout d’un an, le volume de l’hippocampe a augmenté chez les marcheurs d’environ 2 % alors qu’elle s’atrophiait (perte moyenne de 1,4 %) chez les autres.

Une autre étude de Harvard a mis en évidence une forte corrélation entre les exercices physiques et les fonctions cognitives chez les femmes de 65 ans et plus :
 

« La pratique d’une activité physique soutenue fait paraître les femmes plus jeunes de trois ans et diminue chez elle de 20 % le risque de déclin cognitif »2.


La conclusion importante est que pour stimuler la croissance de notre capacité de mémoire, une « petite gymnastique » ne suffit pas.

La marche quotidienne a elle, en revanche, des effets très bénéfiques.

Une autre étude a notamment montré que marcher trois kilomètres par jour au lieu de 400 mètres seulement réduisait par deux le risque d’Alzheimer
3. A quoi s’ajoutent d’autres bénéfices majeurs :

  • réduction de 50 % du risque de cancer du sein, de l’utérus ou du colon ;

 

  • réduction de 50 % du risque de diabète de type 2 ;

 

  • réduction de 40 % des risques d’AVC, d’infarctus ;

Il suffit de commencer !

Maintenant, ce qu’il faut savoir, c’est que malgré ce constat désormais consensuel, 80 % des gens ne bougent pas assez.

Fatigue, manque d’enthousiasme, réelle difficulté physique, etc. chacun sa bonne ou moins bonne raison de rester dans son canapé.

Mais le premier conseil à garder en tête est celui du Dr David Perlmutter dans son livre « Ces glucides qui menacent notre cerveau » :
 

« Il est inutile de vous fixer comme objectif l’ascension de l’Everest ou une course d’endurance. »

« Saisissez toutes les occasions, même celles qui vous paraissent les plus anodines, pour bouger : cela ne peut être que profitable. »


Si vous vous retrouvez à un dîner qui vous ennuie, levez-vous de table et partez, vous avez maintenant une excuse toute faite (« Désolé mais, je fais de la prévention d’Alzheimer »)

lundi 15 juin 2020

mardi 31 mars 2020

Le sel

D'après un article de K


Le sel : l’indispensable et dangereux minéral
Le sel est un aliment dont le nom scientifique est “chlorure de sodium” : il est composé à 60% de chlorure et à 40% de sodium. Le sodium est donc l’un des minéraux constituants du sel.
Le sodium joue un rôle important pour notre organisme. Il permet le bon fonctionnement du système nerveux, en ouvrant les canaux dans lesquels passent les signaux électriques émis par les neurones. Le sodium a également un rôle sur les cellules musculaires puisqu’il permet de déclencher la contraction des muscles et du coeur.
Le sodium régule aussi l’équilibre hydrique de l’organisme, en faisant fonctionner les reins qui filtrent l’eau du corps et participent à sa répartition. Il permet de retenir l’eau à l’intérieur du corps, et ne de pas l’éliminer totalement par les urines. Il aide enfin à réguler le volume sanguin et donc de la pression artérielle.
 
Une consommation de 4g de sel par jour suffit pour combler les besoins d’un adulte. Et elle ne doit pas être inférieure à 2g/jour.
Les sportifs peuvent avoir un besoin supérieur. En effet, ils transpirent lors de l’effort et perdent ainsi de l’eau et du sodium par les tissus de la peau. Une carence en sodium peut alors engendrer des crampes après l’effort, de l’épuisement, une incapacité de bien se réhydrater et une diminution des performances. Cela peut être fréquent en cas d’effort de longue durée (> 4h) et de fortes transpirations s’il n’y a pas compensation de la perte en sodium par une boisson adaptée ou s’il y a un excès d’hydratation à base d’eau seule.
Un danger pour la santé consommé en excès
De nos jours, nous mangeons excessivement salé. Nous consommons en moyenne 8 à 10g/jour de sel, ce qui est bien trop élevé.
L’excès de sel favorise l’hypertension artérielle. Lorsqu’on consomme du sel, cela engendre un phénomène d’appel d’eau, un peu comme lorsque vous faites dégorger un concombre en le saupoudrant de sel : l’eau est attirée par le sel. Ainsi lorsqu’il est consommé en excès, le sel peut modifier les échanges d’eau dans l’organisme. Les vaisseaux sanguins deviennent trop chargés en eau, le volume sanguin et la pression sanguine vont donc augmenter : c’est le début de l’hypertension artérielle. L’hypertension elle-même peut favoriser à terme certaines maladies cardiaques, voire les accidents vasculaires cérébraux (AVC et anévrisme).
 
La consommation de sel et d’aliments salés augmente aussi le risque de cancer et d’ulcère de l’estomac. En effet, le sel contribue à attaquer et endommager la paroi de l’estomac pouvant favoriser l’infection d’une bactérie appelée Hélicobacter pylori. Elle est à l’origine d’une augmentation des risques d’ulcère et de cancer de l’estomac. Par ailleurs, le sel nitrité, qui est utilisé comme conservateur dans de nombreuses charcuteries, est un composant reconnu comme favorisant les risques de cancer colorectal.
Enfin, la surconsommation de sel peut augmenter les carences en calcium. En effet, l’excès de sel de table (chlorure de sodium) contribue à augmenter l’acidité du corps. Lorsque l’alimentation est équilibrée, l’acidité est compensée par des composés dit “alcalinisant” présent en abondance dans les fruits et légumes. Mais, si l’alimentation est déséquilibrée et que l’organisme reçoit davantage de charges acides qu’il ne peut en éliminer, il va devoir puiser dans ses propres réserves de minéraux alcalins (magnésium, potassium, etc.). Lorsque cette acidité est importante et chronique, le corps va devoir aller jusqu’à puiser dans ses réserves de sels de calcium qui se trouvent dans les os. Le calcium libre est ensuite éliminé via les urines, ce qui peut conduire à une fragilisation des os et favoriser les fractures à long terme. C’est particulièrement problématique chez les adolescents dont le capital osseux est en formation et chez les femmes après la ménopause puisque cette carence augmente les risques d’ostéoporose.
Comment limiter sa consommation de sel ?
Limitez les aliments riches en sel : les plats préparés, chips, charcuteries, pizzas, sauces, fromages, etc… sont riches en sel.
 

Trouvez des alternatives : ail, oignon, thym, ciboulette, basilic, citron, poivre, curry, paprika et autres épices sont autant d’alternatives qui donneront du goût à vos plats et permettront de varier les saveurs.
Changez vos habitudes : goûter avant de saler, ne pas saler l’eau de cuisson, retirer la salière de la table, sont des petits réflexes simples et efficaces qui vous permettront de réduire votre consommation de sel.
Évitez de développer le goût du sel : la préférence pour le salé n’est pas innée, elle s’apprend. Limitez donc l’ajout de sel dans les repas de vos enfants. Ils prendront ainsi directement de bonnes habitudes qu’ils conserveront à l’âge adulte.
Bien choisir son sel de table
Le sel est puisé dans les ressources de la mer ou de la terre. Le sel de mer est extrait de manière naturelle, écologique et durable par l’évaporation de l’eau de mer dans les bassins de sel. Le sel de terre est extrait de couches de sel souterraines par des processus très énergivores qui dégradent les sous-sols. La production de sel de terre a donc une plus grande empreinte carbone et contribue bien davantage à la dégradation de l’environnement.
Le sel de mer et le sel de terre peuvent tous deux être raffinés. Le sel raffiné est traité chimiquement afin de le blanchir, de le rendre saupoudrable et d’optimiser sa conservation. Malheureusement, les minéraux comme le magnésium ainsi que les oligo-éléments qui composent le sel sont éliminés au cours de ces processus : seul subsiste le sodium. Par ailleurs, des antiagglomérants sont ajoutés dans le sel raffiné : E535 (ferrocyanure de sodium), E536 (ferrocyanure de potassium), ou encore E538 (ferrocyanure de calcium). Les antiagglomérants sont des additifs alimentaires seulement autorisés en faible dose pour le sel. Ils présentent un risque potentiel d’allergies et de contamination de métaux lourds.
A l’inverse, le sel non raffiné est le sel sortant directement de la mer ou de la terre, sans transformation ni traitement chimique. Il est généralement grisâtre et contient du sodium, du magnésium et d’autres minéraux.
Le sel est à limiter au maximum, mais privilégiez le sel marin non raffiné et vérifiez que le seul ingrédient est bien du sel. Le sel de Guérande, de Noirmoutier, de l’Ile-de-Ré, de Camargue et le sel de la Mer Morte répondent généralement à ces critères.
Le sel “pauvre en sodium”, enrichi en potassium ou en herbes aromatiques est une bonne alternative à la surconsommation de sodium. Mais il faut y surveiller l’ajout d’additifs ! Privilégiez le potassium organique (citrate de potassium) au chlorure de potassium car ce dernier contribue à acidifier l’organisme.